Qu’on se le dise, l’histoire de la guitare électrique n’a pas été écrite que par des californiens. La vieille Europe a aussi eu son mot à dire, et en particulier l’Angleterre.
James Burns (bon courage pour trouver un nom plus british !) est souvent surnommé le Léo Fender anglais pour l’ingéniosité de la conception de ses instruments qui ont notamment connu leur heure de gloire entre les mains de Hank Marvin, légendaire binoclard des Shadows (un des rares groupes de l’Histoire à avoir eu un tube avec un morceau instrumental), qui taquinait auparavant de la Fender. Crée en 1960, la marque Burns a été rachetée cinq ans plus tard par Baldwin (qui rachètera ensuite Gretsch avant de se faire racheter bien plus tard par Gibson, vous suivez ?) et connaîtra de nombreuses difficultés avant de ressurgir dans les années 90 sous la forme qu’on connaît aujourd’hui. Ces instruments sont pour la plupart des rééditions de modèles légendaires, remis au goût du jour par la mode des instruments vintage un peu décalés au charme kitsch incomparable. Et puis si vous voulez ressembler à Hank Marvin c’est ça ou la Strato Fiesta Red…

Burns Apache 50th anniversary : 1 490 €
Fabriquée en édition limitée à l’occasion des 50 ans du légendaire titre Apache (que vous serez priés de ne pas jouer en essayant cette guitare au magasin, on commence à en avoir un peu marre), voici LA version super luxe de la Bison, dédicacée par Hank Marvin et Bruce Welsh (dont tout le monde oublie qu’il faisait aussi partie des Shadows, le pauvre). Si vous aimez les dorures vous serez servis, et accessoirement ce sera peut être une future gratte de collection…
Burns Brian May : 890 € avec gigbag
Aaah Brian May… Les envolées lyriques de Queen restent à ce jour inimitables et aucun harmonizer, aussi intelligent soit-il, ne se rapprochera jamais du talent du grand frisé pour l’orchestration à plusieurs guitares. Eh bien croyez le ou non, mais depuis 40 ans il joue sur la même guitare, la très fameuse Red Special, d’autant plus légendaire et unique qu’elle a été fabriquée par le petit Brian et son papa à partir d’un bout de bois extrait d’une cheminée ! De nombreuses copies ont été réalisées, par Guild notamment, puis Burns (d’où la présence de cette Brian May ici alors qu’elle n’est pas estampillée Burns, vous suivez ?) mais aucune n’a bluffé le maître, jusqu’à ce qu’il décide de monter sa propre marque. Voici donc la dernière incarnation de la Red Special accessible au commun de guitaristes, avec un système de switches (on/off et en phase/hors phase pour chaque micro) qui vous permettra des combinaisons sonores inédites pour peu que vous preniez le temps de les apprivoiser.
Burns 1964 : 1 290 € avec étui
La réplique du modèle phare de l’année phare pour Burns. Elle présente pas mal de points communs avec la Strat (manche vissé, trois micros simples, sélecteur cinq positions, un volume et deux tonalités…) mais a quand même sa personnalité bien à elle (micros au son à part, vibrato très particulier – on adore ou on déteste – et tête style Gibson). Son look en fait un bon choix si vous cherchez un instrument qui vous fera remarquer parmi la masses de moutons fenderiens (on n’écrira évidemment jamais ça sur la page Fender, vous savez ce que c’est le commerce tout ça…) avec un esthétique qui ramène directement à la grande époque du 100 club et du Marquee…