Lorsque Robert Keeley s'est lancé dans le business des effets boutique en 2001, seuls Analog Man et Fulltone existaient alors, et il fait donc partie des pionniers du genre.
Tout a commencé par des modifications de circuits classiques (sa version de la Tube Screamer a convaincu Peter Frampton, rien que ça !), puis il s'est penché sur ses propres designs, au point que certains d'entre eux sont devenus de véritables classiques contemporains. Et les nouveautés continuent d'arriver avec une régularité qui force le respect : Robert n'est pas le genre à se reposer sur ses lauriers.

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Keeley Monterey : 356 €
La mission paraît absolument impossible mais les ingénieurs de Keeley ne sont pas du genre à reculer devant une montagne, aussi enneigée soit-elle. La Monterey se propose de mettre le son Hendrix à vos pieds, sans avoir besoin d'aucune autre boîte entre votre Strat 69 et votre Plexi. La fuzz à droite remplace les habituels transistors germanium par des semiconducteurs Fairchild, des composants qui permettent de retrouver le son du maître sans avoir à mettre votre pédale au frigo avant chaque concert. à gauche, on a le choix entre trois modulations différentes : une Uni Vibe (logique), une auto-wah (qui peut aussi être contrôlée au pied via une pédale d'expression pour faire son petit Voodoo Chile l'air de rien) et une octave qui, conjuguée à la fuzz, donnera une Octavia flexible et destructrice. Ajoutez un peu d'essence, un briquet et vous serez prêts !
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Keeley The Son Of Fuzz Head : 260 €
La Fuzz Head originale avait déjà séduit les amateurs de grosse fuzz germanium vintage, mais cette évolution du design original lui rajoute un simulateur d'ampli à lampe en J-FET ainsi qu'un contrôle de tonalité accessible directement en face avant. Vous avez même la possibilité de bypasser les diodes de clipping pour ne garder qu'un overdrive bien acide, bref à vous de trouver votre variation préférée parmi les nombreuses couleurs dont cette petite merveille est capable.
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Keeley Toneworks Station : 347 €
Vous n'avez jamais rêvé de laisser votre pedalboard de la taille d'un radeau à la maison pour ne vous ramener sur scène qu'avec une pédale unique, celle qui ferait tout bien sans avoir à risquer un faux contact entre trois switchers et deux alims ? Keeley a entendu votre souhait avant même que vous ne l'ayez formulé (c'est vous dire à quel point ils sont talentueux) et voici donc la Toneworks Station, qui regroupe tous les effets de gain dont vous pourriez avoir besoin dans une seule pédale compacte alimentée par un seul adaptateur 9V standard. On retrouve le compresseur de la marque (une référence du genre), un overdrive marshallesque, le boost Katana qui a lui aussi fait la réputation de Keeley, et un autre overdrive plus américain, la Red Dirt. Tout ce petit monde peut bien sûr être footswitché à volonté, et vous n'avez plus qu'à lui présenter votre accordeur préféré pour faire face à votre prochaine tournée mondiale.
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Keeley Abbey Chamber Verb : 178 €
Dans l'ancien temps, à l'époque où un studio était un endroit physique et pas une installation dans un coin de chambre, les ingénieurs du son obtenait de la reverb grâce à une chambre d'écho. Le système était aussi génial qu'il était simple : le signal était envoyé dans un baffle isolé dans une pièce aux propriétés acoustiques intéressantes, et un micro repiquait le son résultant, on pouvait ensuite doser à la console la quantité de son traité, "mouillé", que l'on souhaitait ajouter au son direct. La Chamber Verb reproduit les trois chambres d'écho du vénérable studio Abbey Road, et propose donc une ambiance douce et vintage, loin de la brillance détestable des racks numériques typiques des eighties.
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Keeley Oxblood Overdrive : 231 €
Face au troupeau de clones de Klon qui peuplent nos vitrines, Keeley ne pouvait pas rester les bras croisés et propose donc son overdrive transparente, qui pour autant ne se contente pas de reprendre le circuit de l'originale. Partant de son propre concept, la Oxblood permet une infinité de nuances d'un gros clean boost à une overdrive fluide et très facile à jouer, avec le bénéfice supplémentaire d'un switch Phat (qui permet de doper son grain au Big Mac comme son nom l'indique) et un Clipping pour choisir son type de saturation.
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Keeley Compressor C4 : 231 €
Le compresseur Keeley est le classique d'entre les classiques, celui que l'on retrouve aux pieds de Charlie Hunter, Dan Huff ou encore le tueur à gages de Nashville Brent Mason. Il y a une bonne raison pour cette popularité sans précédents dans le milieu boutique : le Keeley donne envie de jouer, et enrobe le son avec cette qualité "produite" sans le dénaturer pour autant. Prenez garde, la tentation de le laisser enclenché en permanence est irrésistible.
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Keeley White Sands Luxe Drive : 231 €
Difficile de faire entendre son overdrive face aux centaines de références qui sortent tous les jours des petits comme des gros ateliers, mais la White Sands a de très solides arguments qui lui assurent un succès certain. Comme le sous-titre de "Luxury Drive" (saturation de luxe) l'indique, la Keeley n'impose pas de personnalité définie et respecte le grain de votre instrument, ce qui est très appréciable pour ceux qui ont vendu un rein pour se payer la gratte de leurs rêves. Le Tone agit sur les aigus pour faire ressortir les micros trop sombres, et le mode Sandy envoie la grosse saturation épaisse pour les plus tweedesques d'entre vous.
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Keeley Katana Clean Boost : 231 €
Ils appellent ça "Clean Boost", mais tellement de pédales sont des clean boosts qu'il faut croire que certains d'entre eux lavent plus blanc que les autres... En effet, un boost ne se contente pas de rendre votre signal plus fort. Il le fait en amplifiant certaines fréquences plus ou moins flatteuses, et cogne à l'entrée de votre ampli avec plus ou moins de grâce. Dans le cas du Katana, le son est brillant, tranchant (d'où le nom, vous voyez le genre...), et il suffit de tirer sur le bouton pour cruncher très légèrement. Transparent et toujours musical, il n'est pas difficile de comprendre comment le Katana est devenu le standard parmi les pros.

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